Que ce soit dans le web ou dans le print j’ai souvent croisé des graphistes totalement désespérés. Il faut savoir qu’un(e) graphiste est un être généralement bosseur, volontaire, créatif et sympa. Oui mais c’est aussi un petit être très sensible dont le travail est, là plus part du temps, de traduire des sensations en image. Il lui faut du temps et de la concentration pour faire passer un message tout en préservant l’image de marque, la charte et vos besoins (je n’ai pas dit envies). Un graphiste et à fortiori un concepteur graphique c’est comme un musicien. Chacun a son style et on fait plus appel à un graphiste ou à un autre en fonction de cette patte.
Oui mais seulement voilà il arrive souvent que plusieurs années d’études et d’expériences ne valent pas grand-chose devant un client. C’est alors qu’en tant que concepteur ou chef de projet j’ai pu assister à quelques désespoirs profonds accompagnés d’un léger sourire qui pleure le « non… ne me faites pas faire ça! ». Des heures de recherches pour arriver à l’harmonie et là… la confrontation avec le client.
Cela fait quelques mois que je suis abonné au flux RSS d’un blog nommé Client suivant et vous allez très vite comprendre pourquoi :)
Ici le graphiste comprend qu’il va être employé comme robot à cliquer sur des couleurs qu’il n’aura même pas choisi en fonction du concept. D’ailleurs… quel concept?
J’ai déjà parlé de cette situation (point 6). La question à ce poser à cet instant est : est-ce que cette amie fait partie du business dont on parle?
Celle ci m’a fait beaucoup rire. Quand on construit une maison il y a l’architecte (ui/ux designer), le décorateur (graphic designer), le peintre (graphiste) et sa peinture (couleur et typo)… Je pense qu’une maison peinte à la gouache sera moins belle qu’une autre peinte à l’acrylique.
Combien de fois j’ai entendu cette phrase!
« Oui enfin je me disais que vers 19h ça serait après le boulot pour moi aussi vous voyez ».
Derrière la blague se cache en fait un réel problème. Trop d’entreprises pensent qu’un site, ou tout autre élément de communication, est quelque chose de secondaire à voir en 10 minutes après les heures de boulot. Celles qui ont placé la com’ et le client au centre de leur activité font le marché, les autres le regarde.
La variante : « Je te payerai bien-sûr car tout travail mérite salaire ». Je rassure les plus sensibles d’entre vous. Graphiste est bel et bien un métier qui demande un savoir faire et qui paye les factures mais je ne sais pas si c’est le plus inquiétant. À la limite ce n’est pas tant le « gratuitement » qui dérange mais plus le fait que ce client décide encore de sacrifier son image de marque pour économiser 3 sous. Un graphiste est sensible, il s’attache à une marque et lui souhaite le meilleur. Ne pas respecter une image de marque ou une identité visuelle est pour lui le pire des supplices, ça lui fait mal et ce client vient de perdre un très bon partenaire.
Bon heureusement pour tout le monde, tous les clients ne sont pas comme ça. Nous rencontrons régulièrement le même genre de situation en conception et en stratégie. Fort heureusement notre travail est « mesurable », souvent accompagné d’études et avant tout de tests utilisateurs. Généralement ça aide à mettre le doigt sur l’erreur qu’elle soit chez le commentateur ou chez le concepteur. Apprenons à nous faire confiance!







