Je discutais avec une amie l’autre soir à propos du site web de l’entreprise où elle est employée. Une boite de conception et architecture d’intérieur. C’est pour communiquer sur l’évolution de l’entreprise qu’ils refont leur site. En tant que conceptrice/architecte dans le bâtiment elle a souvent affaire aux nombreux organismes de contrôles et de normes que doit respecter son activité.
Mais alors comment ça se passe dans le web? Y-a-t il un organisme qui vient vous taper sur les doigts si un site ne respecte pas les normes et puis y-a-t il des normes déjà?
Le web est normé, standardisé et heureusement pour nous d’ailleurs!
Je n’entrerais pas dans tous les détails techniques car ce n’est pas l’objet de ce site et les points évoqués plus bas ne sont certainement pas exhaustifs alors n’hésitez pas à m’en parler pour les ajouter.
Le W3C est un organisme de standardisation qui s’attèle à la lourde tache de la compatibilité des technologies web.
Vous entendrez souvent parler de code (X)HTML ou CSS valide, et bien ça vient de là. Un code est valide lorsque qu’il respecte toutes les recommandations posées par le W3C. Ce « point » est très souvent, et à juste titre, utilisé comme un des indices de qualité d’un site web car il « garanti » la compatibilité de votre site sur les différents outils de navigation. Je reviendrais un peu plus tard sur le « garanti ».
Le W3C ne se limite pas au code généré par les développeurs mais il intervient aussi sur les formats d’images, de vidéos mais aussi sur l’audio, le mobile ou encore l’internationalisation (multilingue).
La WAI est une Initiative sur l’Accessibilité du Web par le W3C chargé de proposer des solutions techniques pour faire du web un monde accessible aux personnes handicapées ou tout simplement ayant une contrainte pour surfer.
Ici aussi vous entendrez parler de « valide WAI », « conforme WAI » ou plus justement « suit la WAI » à des niveaux différents. L’accessibilité web est un sujet bien trop large pour m’étendre dans cet article mais dans les grandes lignes, proposer un site accessible revient souvent à dire que les personnes handicapées, les séniors et les personnes nécessitants une aide quelconque (lunettes, appareils auditif..) peuvent parcourir ce dit site.
Quelques outils pour mesurer le respect des normes et standards
Alors qui contrôle?
Le premier contrôleur sur la qualité d’un site web est sans aucun doute l’utilisateur final! Si’il ne peut pas consulter votre site correctement il le boudera tout simplement.
Il n’y a malheureusement pas de statut « Inspecteur du web » car c’est un monde tellement régit par l’argent et les parts de marchés qu’il en est presque impossible de taper sur les doigts de l’incriminé. Pour comprendre cela il faut quelques notions sur l’histoire du web.
Commençons par un peu d’histoire
Pour visiter ce blog vous utilisez un navigateur comme Internet Explorer, Firefox, Google Chrome, Safari ou encore Opera pour ne citer que les principaux et nous sommes en 2010 à l’heure ou j’écris ces lignes.
Dans les années 90′ (mes premiers pas sur le web) la donne était légèrement différente car « il n’y avait que deux navigateurs » Internet Explorer et Netscape Navigator. A cette époque le W3C existait à peine et chacun essayait d’imposer son navigateur comme le meilleur pour gagner des parts de marché. Il fallait donc développer un site web compatible avec Internet Explorer et le même compatible avec Netscape. Le grand vainqueur fût Internet Explorer avec sa version 6 (IE6) sortie en 2001. Au début des années 2000, IE6 flirtait avec les 95% de parts de marché ce qui lui permettait de poser lui même ses standards et d’utiliser sa position dominante pour contraindre la concurrence à les suivre.
Plusieurs années se sont écoulées et avec elles les versions 7 et 8 d’Internet Explorer ainsi que l’arrivée de nouveaux navigateurs. Cette profusion a démontré qu’Internet Explorer ne respectait pas les standards et les utilisateurs ont commencé à le quitter pour utiliser des logiciels de meilleures qualités.
Imaginez maintenant IE6, IE7, IE8, Mozilla Firefox, Google Chrome, Opera et Safari qui représentent les sept navigateurs principaux d’aujourd’hui. Heureusement que le W3C est là et que les éditeurs respectent les recommandations car développer sept fois le même site couterait très cher!
Mais alors qui est le juge final?
Manque de chance il faut jongler maintenant avec l’évolution et les versions des navigateurs face à l’évolution des technologies du web. Vous comprenez bien qu’en 10 ans nous ne sommes pas resté à l’age de pierre malgré le fait que des dinosaures (IE6, IE7) côtoient encore notre jardin. Les développeurs doivent donc tricher sans cesse afin de garantir une compatibilité avec de tels vieux os. Je ne parlerais pas de ceux qui n’ont même pas connaissance de ces standards ou ceux qui les ignorent. Il vaut mieux ne pas leur demander de réaliser votre site web…
Ces « tricheries obligatoire et forcées » mettent à mal les codes et rentrent donc très souvent en conflit avec les standards du W3C.
Les développeurs sont ils coupables de ne pas respecter les standards ou coupable de ne pas permettre à un utilisateur de consulter un site web indépendamment du navigateur qu’il utilise?
C’est donc en grosse partie l’utilisateur qui, en mettant à jour son navigateur, favorisera l’utilisation des dernières technologies et le bon respect des recommandations du W3C.